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Oiseau du bord de mer : À la découverte des oiseaux marins et côtiers

oiseaux de la cote atlantique

Sur les 10 000 espèces d’oiseaux recensées dans le monde, on compte plus de 305 oiseaux marins. La côte Atlantique bénéficie d’un cadre idéal pour observer la majorité de ses somptueuses espèces d’oiseaux de mer mais aussi les mammifères marins tout au long de l’année.

Les oiseaux du bord de mer se définissent par un plumage épais, une silhouette robuste qui leur permet de flotter dans l’océan, et une aptitude à voler au-dessus de la mer au gré du vent.

Les stations balnéaires de la côte Atlantique, leurs baies et les îles littorales ont la chance de compter un climat propice à la venue de nombreux oiseaux migrateurs et d’espèces endémiques.

Lors de tempêtes, ou de temps menaçant, les oiseaux marins trouvent refuge à l’abri du vent notamment au sein des falaises et des perchoirs installés par la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux).

Ce qui permet une telle recrudescence d’espèces, c’est la richesse alimentaire de la façade Atlantique. Elle regorge d’une vaste nourriture de phytoplanctons, de coquillages et de crustacés qui sont brassés par les forts courants maritimes. 

À travers les animaux pélagiques, les espèces limicoles et les oies sauvages ; partons à la découverte des oiseaux du bord de mer, sans plus tarder !

Les oiseaux pélagiques

Du mot Grec “Pelagos” qui signifie haute mer, les oiseaux pélagiques vivent au large des côtes et de la façade Atlantique.

Parmi eux se trouvent de nombreuses espèces d’oiseaux marins qui virevoltent  par tous temps grâce à un plumage imperméable et des pattes palmées qui leur permettent de nager et de plonger facilement en mer. 

Lorsque l’hiver et les tempêtes pointent leur nez, les oiseaux pélagiques viennent se réfugier le long des falaises de la côte Atlantique. Découvrez-en un peu plus sur ces véritables animaux aquatiques !

Le fou de Bassan

Le  Fou de Bassan est le plus grand oiseau marin d’Europe. Sa majestueuse envergure blanche de 180 cm le place en tête des oiseaux du bord de mer. 

Il fait partie des oiseaux pélagiques qui plongent pour se nourrir de poissons, mollusques, crustacés, plancton, et même déchets organiques provenant des cétacés.

Mais pour effectuer cette démarche, le Fou de Bassan a une technique bien à lui. Il scrute l’horizon à plus de 30 mètres de haut. Lorsqu’il a repéré un banc de poissons, il descend à pic à 100 km/h pour avaler directement ses proies sous l’eau

Ses sauts spectaculaires lui valent ce nom de Fou de Bassan et intriguent d’autant plus les curieux de la faune littorale.

fou de bassan

Où voir le Fou de Bassan ?

Parfaitement adaptés à la vie océanique, ces oiseaux du grand large naviguent à la recherche de poissons, de céphalopodes ou de crustacés. Le Fou de Bassan apprécie tout particulièrement les vents et les courants Bretons

Il explore exclusivement l’île d’Ouessant qui représente sa halte favorite après l’archipel des îles Molène et les Sept Îles situées au  large côtes d’Armor (au Nord de Perros-Guirec). 

Le goéland argenté

Le Goéland argenté possède un corps totalement blanc sauf le dos et les ailes qui se teintent d’un bleu-gris argent (comme son nom l’indique). 

Il se rapproche de l’aspect de la mouette avec son bec jaune massif bien que son corps reste beaucoup plus massif. Les mâles avoisinent le kilogramme alors que les femelles le dépassent.

Le goéland argenté est un véritable oiseau marin, on le voit très rarement sur les terres. 

Cet inconditionnel du rivage a un menu très varié puisqu’il s’agit d’une espèce omnivore qu’on associe à un pirate des mers. Poissons, crustacés, mollusques, et même charognes trouvés sur la plage… tout y passe ! 

Et s’il ne trouve pas son bonheur, le goéland argenté est un adepte du kleptoparasitisme. Il poursuit les oiseaux qui détiennent une proie jusqu’à ce qu’ils finisse par la lâcher et l’abandonner. 

goeland argenté

Où voir le goéland argenté ?

Le goéland argenté se répand majoritairement sur le Sud-Ouest de la façade Atlantique. Il a tendance à s’installer sur les côtes Basques, en remontant dans les Landes, la Gironde et la Charente-Maritime.

Mais il n’est pas rare de pouvoir en apercevoir aux abords des ports de pêche ou de plaisance, attirés par le débarquement de poissons dans lesquels ils pourraient trouver un repas frugal.

Le goéland leucophée

Autre espèce d’oiseau marin à fort caractère, le goéland leucophée. Très opportuniste en matière de régime alimentaire, rien ne l’effraye, pas même l’humain. 

Le goéland leucophée est une espèce grégaire. Il vit entouré de ses congénères, ce qui suffit à semer le doute entre les différentes familles d’oiseau de mer.

La seule véritable distinction avec son cousin le goéland argenté ce sont ses pattes jaunes et son plumage contrasté blanc et noir.

De même, sa voix portante et aigue devient plus grave que celle du goéland argenté avec lequel il jacasse à longueur de journée.

goeland leucophée

Où voir le goéland leucophée ?

Petit nouveau de la côte Atlantique, le goéland leucophée a migré il y a environ 20 ans. Initialement, c’était une espèce reconnue sur les bords de la Méditerranéenne.

Ce sont les falaises, les niches rocheuses et les îles du littoral qui ont été le vecteur de cette apparition par colonies.

De nos jours, le goéland leucophée fréquente régulièrement le banc d’Arguin, l’île d’Oléron, ile de Ré et Noirmoutier, mais aussi les falaises vers Concarneau, Le Conquet et Camaret-sur-mer.

La mouette mélanocéphale

La mouette mélanocéphale confondue avec sa cousine la mouette rieuse, se différencie par sa tête en forme de capuchon noir.

Elle revêt cette couleur pour séduire en cours de la période nuptiale. Puis, elle l’amoindrie en hiver où seule une petite tache prospère sur sa joue. 

De même, son bec jaune est légèrement plus prohéminant que chez la mouette rieuse avec qui la mouette mélanocéphale vit la majeure partie du temps.

Pour se nourrir, elle suit les chalutiers en quête de déchets marins et de rejets des bateaux (viscères, têtes, morceaux de poissons…) 

Pour se reproduire, la mouette mélanocéphale fuit la foule atteindre des sites protégés des prédateurs terrestres. Les îles inhabitées ou les falaises inaccessibles de la côte Atlantique restent ses endroits privilégiés.

mouette mélanocéphale

Où voir la mouette mélanocéphale ?

Pour le plaisir des estivants, le milieu de l’été est le moment de leur plus forte activité. Des centaines voire des milliers de mouettes peuvent être observées sur les bords de côte. 

Les Pertuis charentais sont une escale majeure dans la migration de la Mouette mélanocéphale, où elle se régale auprès des nombreux ports de pêche.

La mouette rieuse

Le mouette rieuse est l’espèce la plus commune de la famille des mouettes. Pour autant,  c’est la moins marines des espèces. 

En effet, la mouette fouine le long des quais mais n’ira pas s’aventurer bien loin. C’est d’ailleurs son caractère hivernal qui a permis cette exploration. La mouette rieuse peut se révéler très citadine. Ses fringales alimentaires la poussent à regagner les centres ville pour terminer les repas abandonnés des humains.

La mouette rieuse se reconnaît avec son bec et ses pattes rouges. Tout comme la mouette mélanocéphale, sa tête d’un brun chocolat qui vient se répandre au printemps pour disparaître en hiver.

Souvent confondue avec les goélands, la mouette rieuse a une allure moins dodue, un corps plus petit, et un bec plus fin et pointu.

Où voir la mouette rieuse ?

S’il y a bien un oiseau visible en bord de mer : C’est la mouette rieuse. Elle se découvre sur l’ensemble du littoral Atlantique.

Et si vous ne la voyez pas au premier coup d’œil, tendez l’oreille, la Mouette rieuse sait se manifester. Cette grande bavarde est capable d’acrobaties aériennes pour impressionner et attendre une récompense en retour. Pas bête la mouette !

La Sterne caugek

Au même titre que le goéland et la mouette, la sterne caugek appartient aux espèces d’oiseaux laridae. De ce fait, on les surnomme les Goélettes. Mais aussi les hirondelles de mer pour leur grâce et leur splendeur lorsqu’elles partent en quête d’une proie. Au bout de quelques battements d’ailes, elles plongent la tête la première et le reste du corps à la verticale, raide comme un piquet. Il s’agit de la seule espèce d’oiseaux de mer de la famille qui peut se permettre une telle prouesse.

Sa cousine, la sterne pierregarin arbore le même plumage blanc surplombé de fines ailes grises claires et d’une tête coiffée d’une hupette noire. Seul la couleur de leur bec les sépare : Il est jaune pour la sterne caugek contre rouge pour la sterne pierregarin.

Par contre, les cris qui en sortent pour communiquer sont incroyablement stridents.

sterne caugek

Où voir la sterne caugek ?

La sterne est une espèce endémique des îlots et des plages où elle trouve des refuges paisibles. Mais elle parvient aussi à trouver des nids à terre, dans des recoins rocheux.

Fréquemment associée à ses congénères mouettes ou goélands, la sterne se mêlent à leur parades estivales sur les digues et les quais de la partie centrale de la côte Atlantique. Vannes, Saint-Jean-de-Monts, La Rochelle, Royan… 

Les canards et oies sauvages

Le caquetage des canards et des oies sauvages sonne le début de l’Automne et les premiers frimas qui s’installent. 

En France, les oiseaux migrateurs sont nombreux. On en compte plus de 200 qui viennent chercher refuge auprès de réserves naturelles, au même titre qu’un oiseau de mer.

Pour ces espèces d’oiseaux, la côte Atlantique représente un lieu d’escale privilégié. Une multitude de zones humides offre des sites d’hivernage naturels dont les cormorans, et les oies bernaches se font une joie de retrouver. On vous livre leurs secrets.

Le cormoran 

Le cormoran est un oiseau aquatique par excellence ! Cet habile pêcheur de poissons possède une morphologie et un plumage qui se reconnaissent au premier coup d’œil. Une belle silhouette noire vient parfaire son jabot blanc et son bec à l’abscisse jaune.

Prêt à l’action, cet oiseau de mer se dresse à l’affût en allongeant son corps sur près d’ un mètre de haut. Lorsqu’il se repose, son corps est posé sur ses ailes ouvertes et se chevauche avec ses comparses en formant des dortoirs à ciel ouvert. 

Au-delà des apparences, le cormoran est un oiseau très intelligent qui est domestiqué en Asie depuis des millénaires.  Son long cou et son bec puissant en font un allié idéal pour la pêche sous-marine. En France, cette espèce marine est protégée depuis 1981.

cormoran

Où voir le cormoran ?

Les îles de la côte Atlantique se dessinent comme étant des zones humides extrêmement intéressantes pour les oiseaux migrateurs.

Le cormoran fait partie de ces espèces qui aime le calme des baies et marais protégés, autant que le microclimat qui y est observé.

La baie de l’Aiguillon, la baie de Saint-Denis-du-Payré, le marais d’Olonne, le marais d’Yves, l’île d’Oléron… Sont autant d’endroits que le cormoran aime fréquenter lorsqu’il vient sur la façade Atlantique.

L’oie bernache cravant

L’oie Bernache est une petite oie, si menue qu’on la confond avec un canard. Pourtant, sa couleur d’un noir profond et d’un blanc immaculé, ne font nul doute.

D’origine sibérienne, elle migre en France et sur une partie de la côte Atlantique de la fin du mois de Septembre au début du mois d’Avril. 

L’oie bernache cravant aime vivre en groupe de plusieurs dizaines d’individus le long des plages et des rivages aux faibles vaguelettes.

Leur chant grave voire roque est caractéristique de l’espèce. Il inonde les littoraux lorsqu’elles viennent trouver un peu de chaleur et de nourriture sur nos côtes. La bernache est friande des algues et des herbes poussant sur les vasières des grandes baies.

oie bernache

Où voir l’oie bernache cravant ?

L’oie bernache cravant est un grand oiseau migrateur. 60% de ces petites oies venues de Sibérie privilégient l’hiver sur le littoral Normand, Breton pour descendre jusqu’en Aquitaine.

Sensible à la présence humaine, elles préfèrent rester au bord des berges et volent vers les ports de plaisance lorsqu’une envie d’algue se fait sentir. Équipez-vous de jumelles lors de vos balades en bord de mer.

Le tadorne de Belon

Ce canard rondelé est une espèce considérée entre particulier qui oscille entre les caractéristiques d’une oie et d’un canard. Une oie pour son gabarit moyen de 50 cm et d’un canard pour sa voix emblématique.

Le plumage sobre du tadorne de Belon est bariolé de trois couleurs significatives : Un corps blanc, de longues ailes noires et un joli collier marron lui confère son surnom d’oie renard.

Le tadorne de Belon dispose d’un bec rouge orné d’une caroncule de même couleur.

La particularité de cet oiseau de mer, c’est de nicher son habitat dans un terrier. Cela crée des nichées qui le rassure et permet de relayer les adultes auprès des plus jeunes espèces de tadorne de Belon

tadorne de belon

Où voir le tadorne de Belon ?

Il aime les reliefs plats qui lui permettent de descendre nager et de remonter facilement au niveau de son nid terrestre. Les bords d’estuaires et les plaines dunaires sont les lieux les plus propices à sa découverte.

Cet oiseau de bord de mer se rencontre quotidiennement en Bretagne, en Charente-maritime dans la réserve naturelle de Moëze, mais aussi en Aquitaine, et dans le marais d’Orx dans les Landes.

Les oiseaux côtiers limicoles 

Les oiseaux limicoles se caractérisent par une morphologie singulière. Leurs formes corporelles sont variées mais ce qui les range dans la même famille, ce sont leurs échasses longilignes

Visuellement, les oiseaux limicoles ont un bec fin et de longues pattes. Ce sont également de grands voyageurs qui se nourrissent de petites espèces enfouies dans la vase littorale, le sable ou la terre des marais.

Partons à la découverte de quelques espèces typiques d’oiseaux côtiers de la côte Atlantique.

L’Aigrette garzette

L’aigrette garzette est un superbe oiseau de mer dont le plumage entièrement blanc permet de la repérer aisément. Seules ses longues pattes noires se dessinent avec des griffes jaunes

Pour séduire lors des parades nuptiales, l’aigrette garzette se pare de deux longues plumes très fines à l’arrière de la tête.

Cet oiseau de mer possède un long cou fin, qu’il prend soin de replier au cours de son envolée. 

Plus petite que son cousin le héron, l’aigrette cherche sa compagnie et circule aux mêmes endroits marécageux. Il s’agit d’une espèce protégée d’oiseaux de mer sur laquelle la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) veille.

aigrette garzette

Où voir l’aigrette garzette ? 

L’Aigrette garzette est peu farouche. Elle sillonne principalement les bords de mer vaseux où faiblement profond à la recherche de proies (poissons, vers, insectes…) qu’elle déniche avec ses doigts acérés plantés au sol.

Vous pouvez la découvrir sur les bords de la côte Vendéenne, Charentaise et Bretonne principalement.

L’avocette élégante

L’Avocette élégante porte bien son nom. Perchée sur ses hautes pattes bleues grises elle mesure près de 45 centimètres et possède une belle envergure de 75 centimètres en vol.

Cet oiseau blanc est remarquable entre toutes les espèces. Il paraît chétif, avec son bec recourbé vers le haut, ses longues pattes et son plumage bicolore (noir et blanc). 

Sa tête est ornée d’une calotte noire qui descend jusqu’à la base de son cou et le bout de ses ailes sont noirs tout comme les rectrices (plumes de la queue). 

avocette élégante

Où voir l’avocette élégante ?

L’avocette est un limicole typique des lagunes et marais côtiers. On l’observe très fréquemment sur les îles de la côte Atlantique.

Ré et Oléron en compte par centaines, tout comme en Bretagne et en Loire-Atlantique où elles apprécient les marais salants notamment ceux de Guérande

Le bécasseau Sanderling

Ce petit oiseau limicole ne mesure pas plus de 15 à 20 cm pour une cinquantaine de grammes.

On le distingue par son bec court (3 cm), son ventre d’un blanc étincelant et son plumage supérieur bringé en forme d’écailles de tortues.

Le Bécasseau sanderling se nourrit des puces de mer et des petites proies qui remontent à la surface du sable. Depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981, le bécasseau sanderling bénéficie d’une protection totale sur le territoire français.

bécasseau sanderling

Où voir le bécasseau Sanderling ?

Le bécasseau sanderling vit en communauté souvent en compagnie des Tournepierre à collier.

Ensemble, ils forment un grand groupe d’oiseau de mer dans les vasières côtières ou sur les plages de sable fin de la côte Atlantique. Surnommés les coureurs des plages, ils attendrissent les promeneurs avec leurs habitudes d’effectuer des aller-retour le long des vagues sur les plages sableuses.

L’échasse blanche

L’échasse blanche est un petit échassier limicole dont les longues pattes roses-rouges sont sa marque de distinction.

Constamment confondue avec l’avocette pour son élégance identique, l’échasse blanche mesure 10 cm de moins (Corpulence globale de 37 cm).

Lorsqu’elle prend son envol, ses fines ailes mesurent une belle envergure de 75 cm. Sa cambrure de petite taille fait que ses longues pattes dépassent de la queue d’environ 15 cm. 

Cet oiseau de mer se nourrit principalement d’insectes aquatiques et de mollusques chinés dans la végétation humide des marais ou à la surface de la vase, du sable et de l’eau. Pour avertir ses congénères d’une zone fructueuse, l’échasse blanche émet un cri insistant.

échasse blanche

Où  voir l’échasse blanche ?

Cette espèce d’oiseaux du bord de mer se repère facilement au bord des étangs bordés de roseaux, dans les salines et les lagunes du bassin d’Arcachon et de la côte sauvage (Royan). 

Il est également possible d’en observer au niveau des estuaires de la Gironde (Bordeaux) et de la Loire-Atlantique (Nantes). Mais ceci reste rare car l’échasse blanche fuit bien les zones urbanisées.

Le héron cendré

Le Héron cendré est une espèce d’oiseau de mer absolument majestueux. Il arbore un long cou orné d’un long bec pointu et de longues pattes.

Son plumage à dominante grise le fond dans les décors qu’il traverse. Plus il devient adulte et plus son plumage s’embellit devenant presque brillant sous les effets du soleil.

Mais ce qui offre au héron sa splendeur, c’est son développement sensoriel. Contrairement aux traditionnels oiseaux de mer, le héron cendré possède une excellente vue panoramique et perçante. Aussi bien latérale que frontale. 

Son ouïe est tout aussi incroyable ce qui le rend très réactif au moindre bruit suspect. 

Sa largeur d’environ un mètre, lui confère un poids tout à fait équilibré ce qui donne toute son élégance.

héron cendré

Où voir le héron cendré ?

Pour aller à l’encontre des habitudes des autres espèces littorales, le héron est peu visible sur la côte Atlantique. Mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y habite pas, bien au contraire.

Toutefois, il sommeille au cœur des forêts. Souvent au sommet des arbres, c’est uniquement pour s’alimenter qu’il descend chercher des batraciens, des anguilles et des poissons le long des fleuves et des marais. 

L’huîtrier pie | Pie de mer  

Couramment surnommé la pie de mer, l’huitrier fait partie d’une famille de 11 sous-espèces d’oiseau de mer. 

Et il est difficile de les confondre tant l’huitrier pie est reconnaissable à son plumage à dominante noire, son ventre blanc, et son bec rouge saillant assorti à ses yeux.

L’huîtrier pie est une espèce moyenne d’oiseaux de mer avec ses 48 cm. Peu aventurier, il fréquente les rivages plats et les estuaires à la recherche d’une alimentation diversifiée.

Car, comme son nom l’indique, cet oiseau se délecte principalement de mollusques bivalves comme les huîtres, les moules ou les coques qu’il arrive à ouvrir habillement.

Cependant, il peut aussi lui arriver de partir à la recherche de vers de terre pour varier les plaisirs.

huitrier pie

Où voir l’huîtrier pie  ?

L’habitat permanent de l’huîtrier pie se trouve de la pointe du Finistère jusqu’au bas du Morbihan voire la Loire-Atlantique. Cet oiseau marin se plaît beaucoup dans les baies et les estuaires de la Bretagne où on l’entend hurler au vent.

En hiver, l’huitrier pie affectionne davantage les côtes rocheuses et les îlots pour se réfugier dans des endroits où les moules sont abondantes.

Le tournepierre à collier

Encore un oiseau limicole qui possède un nom tout trouvé. Le Tournepierre se nourrit en retournant les galets, les coquillages et les algues (varech) à l’aide de sa tête et son bec fin. 

Il  s’agit d’un petit échassier trapu avec un plumage bigaré (noir aux reflets marron-roux) dont le ventre et la tête sont blancs.

On le remarque de son cousin le bécasseau par ses pattes orangées et son fameux collier noir.

Son envergure de 57 cm en vol lui permet de chasser absolument tout type de nourriture. En effet, le Tournepierre est omnivore. Il passe ses journées à la quête d’un petit encas. De ce fait, il a la capacité d’adapter son alimentation à son environnement.

tournepierre a collier

Où voir les Tournepierre à collier ?

Le Tournepierre à collier est un grand migrateur. Cet oiseau de mer fréquente les zones humides (plages, marais, bords de lacs, prairies inondées…)

Très friand des fruits de mer, on en aperçoit beaucoup de la côte Basque jusqu’au bassin d’Arcachon. Ensuite, il rejoint les penchants à la vadrouille du Bécasseau sanderling sur les îles littorales.


⚠️ RAPPEL

Sachez que chaque année, entre le 15 mars et le 31 juillet, il est interdit de tailler vos haies, où celles de parcs, de sites naturels, de square etc.

En effet, les haies représentent un petit écosystème à elles-seules. Dès la fin de l’hiver, elles sont colonisées par un cortège d’oiseau de mer qui y construisent leurs nids. De très nombreuses espèces d’animaux s’y réfugient pour s’y stabiliser dès la fin de l’hiver. Les haies deviennent des sites de reproduction, de nourrissage… C’est un véritable lieu de vie pour les volatiles. Il est donc légalement interdit (par arrêté préfectoral) de tailler ou d’arracher toute haie après le 15 mars et jusqu’au 31 juillet .

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